SAHARA OCCIDENTAL

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Présence de Mundubat au Sahara Occidental

Mundubat a commencé son travail dans les camps de réfugiés sahraouis en 1996. Les premières années, nous avons mis en place des projets de l’ordre de la santé, en nous concentrant surtout sur la Wilaya d’Ausserd, où nous soutenons le fonctionnement de l’Hôpital Régional et des dispensaires des différentes dairas. Une équipe de santé composée de personnel médical bénévole se déplace plusieurs fois par an pour soutenir et renforcer le personnel de santé sahraoui et pratiquer des interventions de soins primaires, en étroite collaboration toujours avec le ministère sahraoui de la santé.

Dans le secteur de l’éducation, Mundubat a exécuté des projets de fourniture de matériels, de restauration d’infrastructures et de formation d’enseignants. Par ailleurs, en matière d’action humanitaire, nous priorisons la distribution de vivres de première nécessité, ainsi que de kits d’hygiène et autres fournitures nécessaires à la vie dans les camps. Depuis 2012, nous soutenons également le travail des défenseurs.ses des droits humains sahraouis dans les territoires occupés par le Maroc au Sahara Occidental. Ce travail s’ajoute aux campagnes et activités de sensibilisation et de plaidoyer politique que nous menons constamment en coordination avec d’autres organisations de solidarité avec la cause sahraouie.

La décolonisation du Sahara occidental reste une question non résolue de l’agenda international. La paix au Sahel, l’une des zones les plus sensibles de la planète, dépend pourtant de l’adoption d’une solution définitive. Cela requiert la tenue d’un referendum d’auto-détermination parrainé par les Nations Unies qui inclue l’option de l’indépendance.

La reprise du conflit armé en novembre 2020 présente de nombreuses inconnues et rouvre des scénarios qui n’entraient pas dans l’éventail des possibilités après la signature du cessez-le-feu, il y a 29 ans. La proposition d’inclure le suivi de la situation des droits humains au mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un referendum au Sahara occidental (MINURSO) a redonné une dimension politique à ce qui était devenu un rendez-vous annuel sans transcendance majeure. Cette éventuelle inclusion – à laquelle s’est opposé le Maroc au point d’expulser le contingent civil de la mission en 2016 – acquiert ainsi une importance structurelle pour l’articulation des actions dans les différents domaines de lutte.

La lutte sahraouie contre l’occupation illégale par le Maroc est menée sur plusieurs fronts interconnectés entre eux et qui s’influencent mutuellement. Les domaines diplomatique, judiciaire et social configurent un scénario d’affrontement permanent entre les aspirations sahraouies à la liberté et à l’émancipation sociale, et la violence de la force de répression de la monarchie marocaine. Depuis la signature du cessez-le-feu en 1991, la confrontation la plus importante se joue sur la scène diplomatique. Dans le cadre des relations bilatérales entre le Maroc et le Front Polisario, tout comme dans le jeu subtil au sein des organisations multilatérales (ONU, Union Africaine), les positions sahraouies progressent en légitimité et en reconnaissance internationale, mais cela n’a pas suffi à remettre en cause l’occupation marocaine du Sahara Occidental.

Etroitement liée à la bataille diplomatique, l’utilisation des outils juridiques comme instrument de pression politique a été profondément renforcée et constituera un élément directeur de la stratégie de lutte du peuple sahraoui. En ce sens, l’arrêt de la Cour de justice européenne sur la non-applicabilité des accords entre l’Union européenne et le Maroc au Sahara Occidental constitue le progrès le plus significatif en raison de sa portée historique et du soutien qu’il implique aux thèses du Front Polisario.

Face à la répression criminelle par l’occupation marocaine illégale et au black-out complice des médias, les organisations de la société civile sahraouie ont mis en place une stratégie de lutte pacifique qui exige – autour de l’axe vertébrateur qu’est le droit à l’auto-détermination – que tous les droits soient respectés. C’est de son intensité, de ses réalisations et du maintien des conditions minimales pour pouvoir continuer la lutte, que dépend l’avenir du peuple sahraoui.

La population réfugiée sahraouie des camps de Tindouf, en Algérie, vivent dans des conditions de précarité totale qui sont le fruit de l’exil dans une région qui est des plus inhospitalières de la planète. La dépendance absolue à l’aide internationale – que certaines organisations internationales utilisent pour faire pression sur les institutions sahraouies afin qu’elles acceptent les thèses marocaines de résolution du conflit – accroît le niveau de vulnérabilité de plus de 150 000 réfugiés sahraouis.

  • Aide au plaidoyer politique et sensibilisation à la défense des droits du peuple sahraoui. Cela passe par des campagnes destinées à faire connaître la situation des différents territoires, en cherchant le soutien et l’engagement concret des institutions publiques en vue de la résolution de la situation d’occupation,  de la défense et la protection des droits humains, ainsi que de la dénonciation de la violation permanente des droits dans les territoires occupés et de la situation de vulnérabilité dans les camps de réfugiés.
  • Soutien nutritionnel. Distribution de petits déjeuners dans les crèches, formation des éducateurs et des familles aux questions nutritionnelles et aux habitudes d’hygiène saines ; et fourniture d’articles d’hygiène de base permettant d’améliorer les conditions précaires des réfugié.e.s.
  • Renforcement des capacités locales de défense des droits humains en soutenant diverses organisations dans les Territoires Occupés et en les accompagnant dans leur travail de promotion des droits et de dénonciation des violations des défenseur.se.s, des détenu.e.s et des prisonnier.ère.s politiques.
  • Media Luna Roja Saharaui (MLRS)
  • La Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA)
  • La Asociación Saharaui de Víctimas de Violaciones Graves de los Derechos Humanos (ASVDH)
  • La Comisión Nacional Saharaui de Derechos Humanos (CONASADH)
  • La Asociación por la No Violencia Activa (NOVA)
  • La Unión Nacional de Mujeres Saharauis (UNMS)

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